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L'acceptation & le lâcher-prise

12 mai 2020



Nenuphar 1000 x 250  

L'acceptation & le lâcher-prise : l'Art de "laisser faire"

 
 
Dans la vie, nous butons sur des étapes qui n’étaient pas celles que nous attendions, et l’unique moyen pour que notre bien-être émotionnel ne soit pas gravement altéré, est d’accueillir dans notre vie l’acceptation. 
 
Accepter ce que vous ne pouvez pas changer est quelque chose de vital pour que vous puissiez aller de l’avant et transformer votre vie.
 
Qui n’a pas désiré, à un moment donné, que la réalité qu’il est en train de vivre soit différente ? Face à chaque situation qui vous fait souffrir, vous devez analyser si vous êtes en mesure de la solutionner. Vous créez ainsi un plan d’action pour améliorer votre vie.
 
Mais si vous voyez que vous ne pouvez rien faire pour changer ce qui vous dérange, et que vous souhaitez continuer à aller de l’avant, vous devez acceptez la réalité, ou vous souffrirez bien plus que nécessaire.
Lutter contre une réalité immuable est une perte d’énergie inutile, et nocive. C’est seulement après avoir accepté les choses que vous pourrez tourner la page sans souffrir.
 

Accepter ne veut pas dire se résigner 

Nous allons vous expliquer les différences entre la résignation et l’acceptation :

– L’acceptation signifie la tolérance d’une situation. Savoir que la vie est parfois difficile, et que tout ne peut pas être comme on le désire, tout en demeurant dans l’action.

Vous pouvez supporter certaines situations désagréables, sans que celles-ci ne vous causent un mal-être exagéré.

Mais, au-delà du fait de vivre dans un contexte qui ne vous plaît pas, vous vous recentrez sur d’autres aspects de votre existence, pour essayer d’ouvrir de nouvelles portes. 

Accepter c’est abandonner une lutte contre quelque chose d’insoluble, et chercher d’autres chemins qui vous permettent de vivre comme vous le souhaitez.
Cela se caractérise par des pensées comme : « C’est comme ça, et je ne peux rien y faire. J’évite cette situation, et je continue ma vie pour pouvoir atteindre mes objectifs ».

– La résignation se produit lorsque nous ne pouvons pas tolérer une situation. Comme les choses ne sont pas comme nous le désirerions, nous nous renfermons sur nous-mêmes, et nous nous réfugions dans l’absence d’action et dans la stagnation.

Des émotions négatives font alors leur apparition, et nous abandonnons, nous croyons que nous ne pouvons pas améliorer notre vie.
Cela se caractérise par des pensées comme : « Je ne peux rien faire pour changer ma vie, je suis malheureux et je le serai toujours ».
Ces plaintes et cette victimisation font disparaître l’espoir d’un avenir meilleur.

La personne qui pense cela ne s’ouvre pas de nouvelles possibilités et se conforme à une vie qui pourtant lui déplaît. Elle ne bougera pas d’un pouce pour changer la situation, ce qui générera une très grande frustration.

Votre futur est entre vos mains

Acceptez la réalité et faites quelque chose pour que vous puissiez sortir de cette situation qui vous rend malheureux. Tout ne peut pas être comme vous le souhaitez, et toutes les personnes qui vous entourent ne peuvent pas vous être égales.

L’acceptation est alors votre meilleure alliée pour vivre une vie moins stressante. Ouvrez votre esprit à de nouvelles possibilités, et même si votre environnement et votre vie ne sont pas comme vous le souhaiteriez actuellement, vous pourrez récolter les fruits d’un futur meilleur si vous semez dans le présent.

Gardez à l’esprit que chaque petite étape, chaque action aussi minime soit-elle, se transformera en quelque chose de grand dans un avenir proche. 

Image de David Sutoyo

Source : nospensees.fr

Le Lacher-Prise

 

Afin d'illustrer au mieux cette notion de lâcher-prise, je vous partage ce petit film d'animation que je trouve très bien fait à ce sujet.

 

Le conte du vieux paysan et de son cheval blanc 

vieillard cheval 

Il était une fois un vieil homme qui vivait dans un petit village.

Bien que pauvre, il était envié par tous car il possédait un magnifique cheval blanc. Même le roi enviait ce trésor.

On n’avait jamais vu de tel cheval, tant par sa splendeur, sa majesté que par sa force.
Les gens offraient des fortunes pour cette monture, mais le vieil homme refusa toujours de le vendre :
– « Ce cheval n’est pas un cheval, pour moi », disait-il.
« Il compte pour moi comme une personne. Comment pourrait-on vendre une personne ?
Il compte pour moi comme un ami, pas comme un animal que je possède. Comment pourrait-on vendre un ami ? »

L’homme était pauvre et la tentation était grande, mais jamais il ne vendit le cheval.

Un matin, il constata que le cheval n’était plus dans son écurie. Tout le village vint le voir :
– « Vieux fou, » se moquèrent-ils, « Nous t’avions dit qu’un jour quelqu’un volerait ton cheval.
Nous t’avions prévenu que tu serais volé.
Toi, si pauvre, comment as-tu pu garder sous ta protection un animal si précieux ?
Tu aurais mieux fait de le vendre. Tu aurais pu en tirer le prix que tu voulais. Aucune somme n’aurait été trop importante.
Maintenant le cheval est parti, et c’est une mauvaise chose qui t’arrive.

Le vieil homme répondit : – « Ne parlez pas trop vite. Dites seulement que le cheval n’est pas dans l’écurie.
C’est tout ce qu’on sait, le reste n’est que jugements. Est-ce une mauvaise chose pour moi, ou non ?
Comment pouvez-vous savoir ? Comment pouvez-vous juger ? »

Les gens protestèrent : – « Ne nous prend pas pour des imbéciles !
Nous ne sommes peut être pas philosophes, mais il n’y pas matière à philosopher ici.
Le simple fait que ton cheval ne soit plus là constitue une mauvaise chose. »

Le vieil homme parla de nouveau :
– « Tout ce que je sais, c’est que l’écurie est vide et que mon cheval est parti. Je ne sais rien de plus.
Qu’il s’agisse d’une mauvaise chose ou d’une bonne chose, je ne peux pas le dire.
Nous ne voyons qu’un fragment des choses. Qui peut dire ce qui va arriver ensuite ? »

Les gens du village rirent et pensèrent que le vieil homme était fou.
Ils avaient toujours pensé qu’il était imbécile, car, s’il ne l’était pas, il aurait vendu le cheval et vivrait des revenus de cette vente.
Au lieu de cela, sa vie était celle d’un pauvre bûcheron, le vieil homme était encore obligé de couper du bois de chauffe, de le traîner à travers la forêt et le vendre. Il vivait au jour le jour, dans la misère et la pauvreté.
Il avait désormais prouvé qu’il était vraiment fou.

Quinze jours plus tard, le cheval revint. Il n’avait pas été volé, il s’était seulement enfui dans la forêt.
Non seulement il était revenu, mais il ramenait une douzaine de chevaux sauvages avec lui.

Une fois encore, les gens s’assemblèrent autour du bûcheron et lui dirent :
– « Vieil homme, tu avais raison et nous avions tort.
Ce que nous pensions être une mauvaise chose s’est révélé être une bonne chose. S’il te plaît, Pardonne-nous. »

L’homme répondit : – « Encore une fois, vous allez trop loin.
Dites seulement que le cheval est revenu et qu’une douzaine de chevaux l’accompagnaient, mais ne jugez pas.
Comment pouvez-vous savoir s’il s’agit d’une bonne chose ou non ?
Vous ne voyez qu’un fragment des choses. A moins que vous sachiez toute l’histoire, comment pouvez-vous juger ?
Vous ne lisez qu’une page d’un livre. Comment pouvez-vous juger le livre en entier ?
Vous ne lisez qu’un mot d’une phrase. Comment pouvez-vous comprendre la phrase entière ?
La vie est si vaste, et pourtant vous jugez tout de la vie sur une page ou un mot.
Tout ce que vous avez vu n’est un fragment des choses !
Ne dites donc pas qu’il s’agit d’une bonne chose. Personne ne le sait.
Je me contente de ce que je sais et je ne me tracasse pas de ce que je ne sais pas. »

– « Peut-être le vieil homme a-t’il raison » se dirent-ils entre eux. Ils n’en dirent pas beaucoup plus.
Cependant, au fond d’eux-mêmes, ils étaient persuadés qu’il avait tort.
Ils savaient qu’il s’agissait d’une bonne chose.
Une douzaine de chevaux sauvages étaient arrivés avec le cheval blanc.
Avec un peu de travail, ces animaux pourraient être domestiqués, entraînés et vendus pour beaucoup d’argent.

Le vieil homme avait un fils, un fils unique.
Le jeune homme commença à domestiquer les chevaux sauvages.
Quelques jours plus tard, il tomba d’un des chevaux et se cassa les deux jambes.

Une fois encore, les villageois s’assemblèrent autour du vieil homme et émirent leurs jugements.
– « Tu avais raison » dirent-ils. « Tu nous as prouvé que tu avais raison.
La venue des douze chevaux n’était pas une bonne chose. C’en était une mauvaise.
Ton fils unique s’est cassé les jambes, et maintenant, à ta vieillesse, tu n’auras personne pour t’aider.
Tu es maintenant plus pauvre que jamais. »

Le vieil homme parla encore : – « Vous êtes vraiment obsédés par le jugement.
N’allez pas si loin. Dites seulement que mon fils s’est cassé les jambes.
Qui sait s’il s’agit d’une bonne chose ou d’une mauvaise chose ? Personne ne le sait.
Nous ne connaissons que des fragments des choses. La vie vient de cette façon, par fragments. »

Il arriva alors que, quelques semaines plus tard, le pays s’engagea dans une guerre contre un pays voisin.
Tous les jeunes hommes du village furent réquisitionnés, sauf le fils du vieil homme, parce qu’il était blessé.
Une fois encore les gens se rassemblèrent autour du vieil homme, pleurant et se lamentant parce que leurs fils étaient partis à la guerre et avaient peu de chances d’en revenir.
L’ennemi était fort et la guerre serait une sévère défaite. Ils ne reverraient jamais leurs fils.
– « Tu avais raison, vieil homme, » gémirent-ils. « Dieu sait que tu as raison. Tout cela le prouve.
L’accident de ton fils était une bonne chose. Ses jambes sont peut être cassées, mais, au moins, il est avec toi.
Nos fils, eux, sont partis pour toujours. »

Le vieil homme répondit une fois de plus :
– « C’est vraiment impossible de discuter avec vous. Vous n’arrêtez pas de tirer des conclusions.
Alors que personne ne sait rien. Dites seulement : nos fils sont partis à la guerre, et le tien non.

Personne ne sait si c’est une bonne chose ou une mauvaise chose.
Personne n’est assez sage pour le savoir.
Dieu seul le sait. »

Traduction de Michel Buze du texte anglais : The Old Man and the White Horse


     
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27 octobre 2020
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